NOUVEAU SITE INTERNET

Désormais le rendez-vous est ici

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Bienvenue sur le site sur notre nouveau site

Nous inaugurons en ce 1er mai Fête de St Joseph Artisan et en ce début du mois de Marie, notre nouveau site internet qui regroupe à la fois: Les homélies, les conférences et articles du Père Phanor ainsi que le site de ritrèt an mitan lavil. N’oubliez pas de vous inscrire en arrivant sur la page pour continuer à recevoir nos publications.

Fr Patrick-Marie (Abbé Patrick-Alexis PHANOR)

Responsable de la Pastorale Sanctuaire de la Cathédrale St  Louis 

 

ACTION DE GRÂCE

LUNDI DE PÂQUES

 

Conférence Homélie de Pâques

 

Le Christ est ressuscité, alléluia !

Il est vraiment ressuscité, alléluia !

Voici le jour que le Seigneur a fait pour nous !

 

Depuis Dimanche des Rameaux nous sommes entrés dans la Grande semaine, avec ce thème de retraite:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

    Quelle joie d’être arrivé jusque là avec vous… où pourtant tout commence. Aujourd’hui le Seigneur Ressuscité vous appelle par votre nom, et veut instaurer une nouvelle relation avec lui, basée sur l’amour infinie et miséricordieux et l’écoute de Sa Parole.

   Prenez la place de Marie Madeleine dans le récit et vivez cette expérience avec Jésus Ressuscité, grâce à la puissance de Sa Parole dans la Lectio Divine dont vous avez fait l’expérience. Et Même si le chemin vous semble encore difficile comme Marie-Madeleine, notre Rédempteur consolera vos larmes d’un jour par une Joie Eternelle, La Joie de l’Evangile, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec Dieu le Père dans l’unité du saint Esprit, dans tous les siècles des siècles.

Chers amis,

 Cela fait plus de 40 jours que nous prions ensemble quotidiennement ! Nous espérons que cette retraite de Carême vous a permis de vivre de bons moments avec Dieu, avec vous-même et les autres. Nous avons deux nouvelles à vous annoncer.

Une bonne et une mauvaise

  La mauvaise c’est que la retraite de « Veux-tu Le suivre? » et son mail quotidien ce soir arrive à son terme.

  La bonne nouvelle c’est qu’au-delà de cette date de ce soir, vous pourrez continuer à recevoir nos articles ou publications grâce à votre adhésion à notre blog.

Nous vous annonçons:

  Le Dimanche de la Miséricorde Divine anniversaire de l’Ordination de notre Archevêque, la prière de la Divine Miséricorde et le Chemin de Croix à partir de 14h30 à la cathédrale, une conférence du fr Patrick-Marie: « Quand le sang et l’eau jaillissent du coeur du Christ » 

  Une retraite en présentiel et en ligne à la cathédrale, du 2 au 9  Juin 2019 de 18h30 à 21h30 (sauf le 2 et 9 à 15h00) avec fr Patrick-Marie le Thème   « Vivre en fils et en filles selon l’Esprit » chaque jour, une conférence, un texte biblique extrait de la Lettre de saint Paul aux Romains, une prière de neuvaine et un temps d’Adoration…

1. Recevoir l’Amour de Dieu dans l’Esprit (Romains 5,1-5)

2. Désirer la vie de l’Esprit (Romains 8,1-9)

3. Ressusciter par l’Esprit (Romains 8,9-13)

4. Devenir fils dans l’Esprit (Romains 8,14-17)

5. Prier dans l’Esprit (Romains 8,22-27)

6. Vivre selon l’Esprit (Romains 12,1-2)

7. Se laisser réjouir et pacifier dans l’Esprit (Romains 14,13-17 ; 15,13)

   Notre site dans le courant du mois de mai, changera d’adresse avec un regroupement du site des Fraternités Diocésaines St Louis, des Homélies et Enseignements du fr Patrick-Marie et des Retraites en ligne pour une plus grande facilité de gestion et de coût du fournisseur d’accès.

(Merci pour vos dons aussi minimes soient-ils, ils nous permettrent d’assurer la maintenance du site. Pour indication, un don de 20 € par retraitant ou visiteur  dans l’année permettrait d’assurer une bonne prise en charge matérielle du site.)

  Nous vous invitons de la Pâque du Seigneur à la Pentecôte de l’Esprit Saint à prier chaque jour − à votre convenance − cette magnifique poésie offerte à la Pentecôte 1942 à la prieure du carmel d’Echt qui avait accueilli en sa communauté Sœur Bénédicte de la Croix, ainsi que sa sœur Rosa comme sœur externe. 

Sept rayons d’une neuvaine de Pentecôte

     Qui es-tu, douce lumière, qui me remplit

     et illumine la ténèbre de mon cœur ?

     Comme la main d’une mère, tu me conduis

     et, si tu me lâchais,

     je ne saurais faire un pas de plus.

     Tu es l’espace enveloppant mon être

     et l’abritant en toi.

     Le rejetterais-tu,

     il coulerait à pic dans l’abîme du néant

     d’où tu le tiras pour l’élever vers la lumière.

     Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,

     qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,

     et pourtant insaisissable, inconcevable,

     au delà de tout nom,

     Saint-Esprit, éternel Amour !

 

    N’es-tu pas la manne si douce à mon palais,

    qui du Cœur du Fils déborde dans le mien,

    nourriture des anges et des bienheureux ?

    Lui qui s’est levé de la mort vers la vie,

    il a su m’éveiller du sommeil de la mort

    à une vie nouvelle.

    Vie nouvelle  qu’il me donne chaque jour

    et dont la plénitude doit un jour m’inonder,

    Vie de ta propre vie, toi-même en vérité,

    Saint-Esprit, vie éternelle !

 

    Es-tu le rayon jaillissant comme l’éclair

    depuis le trône très haut du Juge éternel,

    pénétrant comme un voleur dans la nuit de l’âme

    qui s’ignorait elle-même ?

    Miséricordieux, impitoyable aussi,

    tu pénètres jusqu’en ses profondeurs cachées.

    L’âme est effrayée de ce qu’elle voit d’elle-même

    et se garde ainsi dans une crainte sacrée

    devant le commencement de toute Sagesse

    qui vient d’en-haut

    et nous y ancre d’un ancrage solide,

    devant ton action qui nous crée à nouveau,

    Saint-Esprit, rayon que rien n’arrête !

 

    Es-tu la plénitude d’Esprit et de puissance

    qui permet à l’Agneau de rompre les scellés

    du décret éternel de la divinité ?

    Sur ton ordre, les messagers du jugement

    chevauchent de par le monde entier et séparent,

    du tranchant de l’épée, le Royaume de lumière

    de celui de la nuit.

    Les cieux seront nouveaux et la terre nouvelle,

    et tout retrouvera alors sa juste place

    par ton souffle léger :

    Saint-Esprit, puissance victorieuse !

 

     Es-tu le Maître d’œuvre,

     le bâtisseur de la cathédrale éternelle

     qui depuis la terre s’élève jusqu’au ciel ?

     Tu donnes vie à ses colonnes, qui se dressent,

     hautes et droites, solides et immuables.

     Marquées du signe de l’éternel Nom divin,

     elles s’élancent vers la lumière et portent le dôme

     qui achève et couronne la sainte cathédrale,

     ton œuvre qui embrasse l’univers entier:

     Saint-Esprit, Main de Dieu créatrice!

 

     Es-tu Celui qui créa le miroir limpide

     tout proche du trône du Seigneur, le Très-Haut,

     semblable à une mer de cristal où se contemple

     la divinité en un échange d’amour?

     Tu te penches sur l’œuvre la plus belle

     de toute ta création

     Et ta propre splendeur éblouissante de lumière

     te renvoie son reflet,

     qui unit la pure beauté de tous les êtres

     en la figure pleine de grâce de la Vierge,

     ton Epouse immaculée:

     Saint-Esprit, Créateur de tout ce qui est!

 

     Es-tu le doux cantique de l’amour

     et du respect sacré qui retentit sans fin

     autour du trône de la Trinité sainte,

     symphonie où résonne

     la note pure donnée par chaque créature ?

     Le son harmonieux,

     l’accord unanime des membres et de la Tête,

     dans laquelle chacun, au comble de la joie,

     découvre le sens mystérieux de son être

     et le laisse jaillir en cri de jubilation,

     rendu libre

     en participant à ton propre jaillissement :

     Saint-Esprit, jubilation éternelle !

(Site des Carmes de Paris)

 

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 Nous vous recommandons d’avoir un petit cahier sur lequel vous pourrez noter les fruits de votre prière. Et ainsi à la fin de ce carême pouvoir relire les merveilles de Dieu dans votre vie ! Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous accompagner personnellement sur ce Chemin. N’hésitez pas à nous écrire ! et à vous abonnez au blog pour recevoir les derniers articles ou à laisser un commentaire au bas de cette page.

Bondyé béni zot byen béni

Fr Patrick-Marie (Fdsl)

Semaine Sainte Jour 8

DIMANCHE DE PÂQUES

 Télécharger DIMANCHE DE PÂQUES

 

Conférence Vendredi Saint 

Conférences du Samedi Saint

 

Depuis Dimanche nous sommes entrés dans la Grande semaine, avec ce thème de retraite:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

     Chers amis retraitants et priants Christ est Ressuscité, nous avons traversé la Mort avec lui, nous vivons de Sa VIE.

Cette parole est pour chacun ce jour:

Quotes start Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Quotes end

  «  Je te l’ordonne: Eveille-toi, ô toi qui dors, je ne t’ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d’entre les morts: moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains; lève-toi, mon semblable, qui as été créé à mon image. Eveille-toi, sortons d’ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

   C’est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils; c’est pour toi que moi, le Maître, j’ai pris ta forme d’esclavage; c’est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre, et au-dessous de la terre; c’est pour toi, l’homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts; c’est pour toi, qui es sorti du jardin, que j’ai été livré aux juifs dans un jardin et que j’ai été crucifié dans un jardin.

   Vois les crachats sur mon visage; c’est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues: je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.

   Vois la flagellation sur mon dos, que j’ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois.

   Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t’es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Eve. Mon côté a guéri la douleur de ton côté; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.

  Lève-toi, partons d’ici. L’ennemi t’a fait sortir de la terre du paradis; moi je ne t’installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t’ai écarté de l’arbre symbolique de la vie; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu’un avec toi. J’ai posté les chérubins pour qu’ils te gardent comme un serviteur; je fais maintenant que les chérubins t’adorent comme un Dieu.

   Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. » (Pseudo-Ephone de Salamine) Saint Réveil, Sainte Résurrection à tous! Joyeux Pâques

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Prière Liturgique du IVe siècle

Aujourd’hui nous avons contemplé sur l’autel Notre Seigneur Jésus-Christ,

Aujourd’hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu à l’ombre duquel chantent les Chérubins.

Aujourd’hui nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :

Ce corps brûle les épines des péchés et illumine les âmes des hommes,

Ce corps, l’hémorroïsse l’a touché et elle fut délivrée de son infirmité,

Ce corps, à sa vue, la fille de la cananéenne fut guérie,,

Ce corps, la pécheresse s’en est approchée, de toute son âme, elle fut délivrée de la fange du péché,

Ce corps, Thomas l’a touché, il le reconnut en poussant un cri :

Mon Seigneur et mon Dieu !

Ce corps, grand et Très-Haut, est le fondement de notre salut.

Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :

Ce sang a été versé pour nous et livré pour la rémission des péchés.

Nous avons bu, bien aimés, le sang saint et immortel.

Nous avons bu, bien aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,

Qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.

Nous avons bu le sang, par lequel nous avons été rachetés et instruits,

Nous avons été illuminés.

Regardez, Frères, quel corps nous avons mangé !

Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !

Regardez l’alliance conclue avec notre Dieu

De peur de rougir, au jour terrible, au jour du jugement !

Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?

Nous avons été jugés dignes de participer au don.

Gardons nous jusqu’à la fin pour entendre :

Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous.

Alors  ceux qui ont crucifié le Seigneur trembleront :

Ceux qui n’ont pas cru au Père, au Fils, au Saint Esprit, rougiront,

Ceux qui nient et qui n’ont pas confessé la Trinité Sainte en un seul Dieu.

Pour nous, bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus,SSS

Sa sainte et vivifiante résurrection par la quelle le salut a été donné au monde.

Nous en attendons tous l’heureux accomplissement

Dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus-Christ ;

A qui sont la Gloire, l’Honneur et l’Adoration.

La Pâque du Christ nous entraîne de la mort à la vie. Alléluia !

 

SAINTE RADIEUSE ET JOYEUSE FÊTE DE PÂQUES !

Ecouter chant du jour : Exultet

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 Nous vous recommandons d’avoir un petit cahier sur lequel vous pourrez noter les fruits de votre prière. Et ainsi à la fin de ce carême pouvoir relire les merveilles de Dieu dans votre vie ! Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous accompagner personnellement sur ce Chemin. N’hésitez pas à nous écrire ! et à vous abonnez au blog pour recevoir les derniers articles ou à laisser un commentaire au bas de cette page.

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Fr Patrick-Marie (Fdsl)

Semaine Sainte Jour 7

 

Conférence Vendredi Saint 

 

Depuis Dimanche nous sommes entrés dans la Grande semaine, avec ce thème de la Semaine Sainte:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

     Chers amis retraitants et priants depuis hier, nous sommes entrées dans  notre Pâque avec Jésus après avoir hier compris que:

Aujourd’hui encore, Gethsémani existe

Parmi les amis de Jésus, beaucoup somnolent douillettement, tandis que les Judas (nombreux) travaillent dans le noir.

Ses amis d’un jour qui n’osent pas se compromettre

Les Marc et autres s’enfuient « Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent » (Mt 26, 56).

Les Pierre renient : « Je ne connais pas cet homme » (Mt 26, 74) jure Pierre.

Ses ennemis invisibles

Les divisions internes dans son Église.

Les séductions du bien-être et de l’argent de la société de consommation.

Ses faux témoins

La presse partisane et certains réseaux sociaux sur Internet, qui tronquent les messages de l’Église.

Les fausses nouvelles et les publications calomnieuses.

Ses flagellations et crucifixions d’aujourd’hui

Incendies et vandalismes d’églises. Emprisonnements arbitraires de prêtres, de religieuses et d’évêques. Massacres de chrétiens et de prêtres et religieux. Massacres et génocides de populations (parfois même de chrétiens entre eux). (c.f. Carême chrétien.)

Après avoir découvert et accepté du moins je l’espère que Le Père n’a pas empêché la mort atroce de son Fils Unique, son Bien-Aimé. Ce fait est une sorte d’« archétype » qui nous montre très clairement deux choses. Tout d’abord, que la souffrance et même la déchéance ne sont jamais signes d’un moindre amour de la part du Père. Et par conséquent, que la souffrance n’est pas vaine.

Tout l’absurde auquel peuvent mener la bêtise et l’aveuglement de l’homme est ressaisi par l’amour tout-puissant de Dieu, capable de faire entrer même l’absurde dans son plan de salut et ainsi de lui donner sens.

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Aujourd’hui après l’Heure des Ténèbres voici le jour du repos et du Grand silence avant le surgissement de la VIE. Jour du grand Sabbat de Dieu

« Joseph alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, le roula dans un linceul et le plaça dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n’avait été mis. C’était le jour de la préparation, et déjà pointait le sabbat. » Lc 23,52-54

Le silence du samedi saint est un passage vers la Résurrection, vers une vie profondément renouvelée. Le mystère le plus obscure de la foi est en même temps le signe d’une espérance qui n’a pas de limite.

Au commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu. Au commencement, Dieu dit. Et pendant six jours, la Parole créatrice a fait jaillir la vie. Gn 1,1 ss

Le septième jour est le jour sans parole, c’est le jour du grand silence, le jour du repos, le jour où Dieu se tait : c’est le sabbat.

Jésus fut mis au tombeau alors qu’on entrait en sabbat. En remettant l’Esprit, « il poussa un grand cri » (Mc 15,34), ce cri qui récapitule tous les cris dans la nuit sans réponse des hommes souffrants, hier et aujourd’hui. Ce cri introduit dans un grand silence pour nous faire passer au creuset du jour sans parole.

Pourquoi ce passage ? pourquoi ce chemin par cette profondeur de nuit, de désolation, de souffrance et d’absence ? Pourquoi la nuit tombe en plein jour ?  Le Dieu caché en ce monde constitue le vrai mystère du samedi saint. Il y a une angoisse – la vraie, celle qui est nichée dans la profondeur de nos solitudes – qui ne peut être surmonté au moyen de la raison, mais seulement par la présence d’une personne qui nous aime.

Le samedi saint, c’est se laisser atteindre par la Parole de l’Amour transformatrice qui descend jusqu’en nos lieux de solitude d’abandon.

C’est un silence qui est passage pour une nouvelle naissance. L’Ecriture nous dit que le sabbat du repos du Fils de l’Homme est le sabbat de la Pâque. C’est le passage toujours à vivre.

C’est un silence qui se fait matrice, un silence de re-création et de relèvement et qui porte la prophétie de la consolation, du pardon et de la réconciliation.

L’enjeu pour chaque être humain, c’est de naître à nouveau de ce passage. Dans la traversée de ce passage avec le Christ est l’enjeu de notre vie, ce passage vers la vraie vie.

« Je reste silencieux, je n’ouvre pas la bouche, car c’est Toi qui es à l’œuvre. » Ps 38,10

Que se passe-t-il dans ce grand silence ? C’est la descente du Christ « au séjour des morts ». Il a véritablement traversé l’épaisseur de la mort jusqu’au bout. Il a vécu Lui-même en premier « ce passage de la mort à la vie ».

Le samedi saint est le temps où le Christ descend dans nos lieux de mort, il franchit la porte de la solitude : il pénètre jusqu’à la racine des chemins de destruction, il vient « visiter et sauver ce qui est perdu », il nous appelle à sortir de nos captivités, il vient nous libérer de nos chaînes. Lc 4,18-19

L’icône de la descente aux enfers appelée aussi icône de la Résurrection déchiffre notre espérance et nous expose à la vie.  « Eveille Toi, ô toi qui dors »  (Epiphane de Salamine)

Silence du samedi saint : Jésus, le Christ, descend dans nos enfers, le cœur transpercé, il traverse toute violence. Il vient chercher Adam, Eve, et nous rejoignant chacun dans nos vulnérabilités pour nous rendre à la vie. Dans sa profondeur, l’homme ne vit pas de pain, il vit du fait qu’il est aimé et qu’il est rejoint dans son besoin de Amour.

Dieu vient habiter les parties de nous-mêmes le plus enfouies, les plus verrouillées, l’endroit même où la torsion, le nœud ont pris naissance, se sont formés.

« Dans ce lieu symbolique du séjour des morts, Jésus a vécu un véritable combat pour arracher l’être humain à la mort dans laquelle il a pu s’enfermer, pour l’amener à sortir de ses tombeaux intérieurs »    ( A. Gesché in « Dieu pour penser » p. 164-193)

« Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement. Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l’Esprit, nous qui gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps. Car notre salut est objet d’espérance ; et voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce qu’on voit, comment pourrait-on l’espérer encore ? Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec constance. »         Rm 8, 22-25

Samedi saint : c’est un temps d’éveil, d’intense écoute, attentif à « la brise légère » qui fait signe, qui appelle à se « lever de nos tombeaux ».

C’est le temps et le lieu  de nous laisser imprégner par la force de la parole et de la vie du Christ.

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Jn 14,6

CONDUIS-MOI, UN PAS À LA FOIS …

Conduis-moi, douce Lumière à travers les ténèbres qui m’encerclent.

Conduis-moi, toujours plus avant !

Gardes mes pas, je ne demande pas à voir déjà ce qu’on doit voir là-bas :
Un seul pas à la fois, c’est bien assez pour moi !

Je n’ai pas toujours été ainsi et je n’ai pas toujours prié, pour que tu me conduises, Toi, toujours plus avant.

J’aimais choisir mon sentier, mais maintenant : conduis-moi, Toi, toujours plus avant !

Si longuement Ta puissance m’a béni ! Sûrement elle saura encore me conduire toujours plus avant par la lande et le marécage,

sur le rocher abrupt et le flot du torrent jusqu’à ce que la nuit s’en soit allée …

Conduis-moi, douce Lumière, conduis-moi, toujours plus avant !

Henry Newman

Sainte Résurrection à tous!

 

Ecouter chant du jour : Dieu caché

 Nous vous recommandons d’avoir un petit cahier sur lequel vous pourrez noter les fruits de votre prière. Et ainsi à la fin de ce carême pouvoir relire les merveilles de Dieu dans votre vie ! Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous accompagner personnellement sur ce Chemin. N’hésitez pas à nous écrire ! et à vous abonnez au blog pour recevoir les derniers articles ou à laisser un commentaire au bas de cette page.

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Fr Patrick-Marie (Fdsl)

Semaine Sainte Jour 6

 

Conférence Jeudi Saint 

Depuis Dimanche nous sommes entrés dans la Grande semaine, avec ce thème de la Semaine Sainte:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

     Chers amis retraitants et priants depuis hier, nous sommes entrés dans l’HEURE du drame du Christ et du destin de l’homme. Jour où déjà Jésus nous a révélé le dénouement en un geste symbolique, le lavement des pieds, geste annonciateur d’un monde où règne l’Amour.

Aujourd’hui sera le jour définitif, jour du don total: Trois heures sur la croix d’où il pardonne à ses bourreaux, ouvre au larron les portes du Paradis, nous donne sa Mère ( lire te texte de l’hymne Stabat Mater) et finalement son Corps et son Sang qu’il nous avait peu avant mystiquement donnés dans l’Eucharistie. Il lui restait sa divinité.

Une petite clé pour grandir en communion avec Dieu

Sur la Croix, un écriteau : « Roi des Gentils », c’est-à-dire roi des non-Juifs. Pour nous, les païens, le Seigneur est allé jusqu’à l’humiliation la plus extrême. Pourquoi a-t-il fait cela ? « Pour t’allaiter, toi qui n’étais pas capable de manger », a un jour répondu saint Augustin. Pour l’amour de mon Sauveur, je me détournerai aujourd’hui des consolations terrestres pour me nourrir davantage de Sa Parole.

Prendre le temps de lire et de méditer un chapitre de la Bible, ou bien d’entrer dans ce Triduum pascal en lisant quelques textes que la liturgie proposera jusqu’à Pâques.

LUNDI – MERCREDI SAINT :  LES JOURS DU FIANCÉ VOICI AUJOURD’HUI LE COMMENCE DES NOCES

JEUDI SAINT MATIN

En ce jeudi, toute la pensée de Jésus, toute sa mémoire, sont remplies de l’histoire de l’Amour de Dieu pour son peuple :

« C’est à toi qu’il a donné de voir tout cela pour que tu saches que Yahvé est le vrai Dieu. » Dt 4

Une histoire si longue, douloureuse, pour Dieu, pour l’homme. C’est l’histoire de notre vie où se côtoient lumière et ombre, fidélité et infidélité.

Unis à la mémoire de Jésus, nous reprenons tous ces Psaumes où sont racontées notre vie, notre histoire ; l’histoire du salut de la fidélité de Dieu dans son Alliance, de la libération et de la recréation.

Au désert, le peuple va faire le patient apprentissage de se laisser libérer des vieilles habitudes de non-vie.

C’est petit à petit que le peuple va se laisser progressivement sortir de l’idolâtrie pour apprendre à ne plus être esclave de ses propres idées sur Dieu.

Il va découvrir que seule la confiance et la foi permettent de laisser les sécurités humaines qui peuvent entraver la liberté de l’homme.

C’est en ces lieux d’épreuve que le peuple va revivre une nouvelle naissance. Ce temps de re-création va s’appuyer sur une relecture des événements qui ont conduit à l’Exil.

C’est à travers ce long Psaume 77, que nous pouvons lire notre propre histoire.

« Tel un berger, il conduit son peuple, il pousse au désert son troupeau, il les guide et les défend, il les rassure, leurs ennemis sont engloutis par la mer » v. 52

Quelle est, aujourd’hui, notre réponse ? … Dieu ne cesse de nous redire :

« Ô mon peuple, tu m’as oublié, je t’appelle, vas-tu m’écouter ? ô mon peuple, moi je me souviens. »

L’expérience et la traversée du désert sous quelque forme qu’elle soit devient un lieu d’épreuve pour acquérir une nouvelle liberté selon l’appel de Dieu.

Chacun de ces lieux de désert peut être, aujourd’hui pour nous, le lieu d’une nouvelle naissance, d’un commencement, d’une re-création, d’un relèvement.

En faisant mémoire de ce que Dieu a fait dans notre vie, nous faisons mémoire du futur, de ce que Dieu veut réaliser. Ce qu’il a réalisé dans le passé, c’est ce qu’il veut accomplir dans l’avenir.

« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve.

grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,

quand nous visite l’astre d’en haut  pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,

pour conduire nos pas au chemin de la paix ».  Lc 1,67-79

La Pâque du Christ

Les deux Pâques essentielles qui sont rapportées dans la Bible sont la Pâque des Hébreux lors de la sortie d’Egypte (Ex 12,1-8 ;11-14) et la Pâque de Jésus.

La Pâque des Hébreux est célébrée par  un repas rituel avant le départ. En vivant ce repas, les Hébreux manifestent leur choix décisif de répondre à l’appel de Dieu qui les invite à quitter le chemin de mort, l’esclavage, et à aller vers la vie, la liberté.

Cette démarche de liberté est essentielle pour le peuple juif, il en fait mémoire chaque année et manifeste ainsi que « la liberté ne se joue pas une fois pour toutes ».

La Pâque du Christ  ouvre sur une grande profondeur de l’amour qui va jusqu’au bout de la fidélité inscrite dans son Alliance avec le Père et tous les hommes. La Pâque de Jésus est le sacrement de l’Amour. « Qui me voit voit celui qui m’a envoyé. » Jn 12,45

Le chemin qui mène à Pâque comprend des étapes  qui nous interpellent personnellement. La Parole est vivante, elle est actuelle. Elle nous invite à vivre notre propre chemin de Pâque.

C’est pourquoi, en même temps qu’en faisant mémoire de ces grands passages de vie, nous demandons à l’Esprit-Saint, d’éclairer l’intelligence de notre cœur pour entendre l’appel de Dieu et pour comprendre : aujourd’hui pour nous, pour moi, quel « passage à vivre avec le Christ » ?

Jésus ne se dérobe pas devant ce qui l’attend : sa mort. « Le jeudi saint est le temps où Jésus habite de liberté ce qu’il subit. » X. Thévenot

« Ma vie on ne me l’ôte pas, c’est moi qui la donne » Jn 10,18

Jésus garde le sens profonde de sa mission au cœur même d’une situation fermée, hostile, menaçante. Il choisit de déployer la vie au cœur même de l’enfermement. La force de sa liberté intérieure s’enracine dans l’amour.

« Vint le jour des pains sans levain où il fallait immoler la Pâque.

Jésus envoya Pierre et Jean en disant : « Allez préparer la Pâque que nous la mangions. » Lc 22,7-8

Au soir du jeudi, c’est Jésus qui prend l’initiative. Il se retrouve avec les siens. Moment décisif que ce temps du repas. Il est allé jusqu’au bout de sa fidélité à Celui qu’il appelle son Père, Abba ! Il est allé au bout de l’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » Jn 15,13

Celui qui aime ses frères sait qu’il est déjà passé de la mort à la vie … C’est cet amour que le Christ a manifesté concrètement durant sa vie, qui « fait passer de la mort à la vie ».

Quand l’Amour appelle une personne, quelle que soit sa situation à ce moment là, c’est tout un avenir nouveau qui s’ouvre pour elle. Lc 19,1-10 – Mt 9,9

Quand l’Amour est premier, le pécheur est reconnu et appelé dans sa capacité de conversion, de reconstruction. Jn 81-11

Quand l’Amour est là, la vérité du cœur de l’homme est reconnue, appelée, suscitée … Mt 8,5-17

Quand l’Amour se fait demandeur : « Donne-moi à boire », il permet d’aller au-delà des apparences, c’est la vérité qui se fait jour, et la vérité rend libre ! Jn 4

Quand l’Amour parle de grandeur, il se tourne vers les plus petits pour percevoir la vraie beauté intérieure de l’enfant de Dieu qui sommeille en tous ! Mt 18,1-5

Quand l’Amour s’incline, il est celui qui redresse la femme courbée et lave les pieds de ses disciples, prenant l’attitude du serviteur, proposant cette attitude aux disciples pour grandir dans l’Amour. Jn 13,1-15

Jeudi-Saint : nous sommes appelés à la réalité de notre vie quotidienne, en faisant mémoire du chemin humain de Jésus qui conduit à Pâques. Le Christ nous apprend comment trouver la liberté intérieure au travers d’un passé difficile, d’un présent peut-être lourd, enfermant.

Notre avenir se joue dans notre manière de vivre ce chemin, ici et maintenant, dans la lumière du Christ et son Evangile. C’est là que nous pouvons entrer dans la dynamique du passage.

Si la résurrection donne sens à l’existence, c’est grâce à l’incarnation du Christ et  à son chemin de vie qu’il a vécu en cohérence avec sa foi, ses paroles et son agir.

Pâque donne ainsi une consistance  et une valeur profonde à toute activité humaine qui construit la société dans le sens de l’Evangile.

Tout agir qui permet à chaque personne de devenir plus « humain » en dignité, en santé, en responsabilité, en liberté se situe dans la dynamique pascale.

Tous ces actes d’amour et de services vécus quotidiennement sont porteurs d’une fécondité indispensable et appelante.

Le mystère pascal éclaire le sens de la vie de notre propre existence. C’est dans cette lumière que nous pouvons recevoir les Béatitudes de Jésus comme chemin du vrai bonheur de l’homme marchant au souffle de l’Amour. Mt 5

« Et  quand ce fut l’heure du repas, il se mit à table et les apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir … » Lc 22,14

Jésus, à cœur ouvert, livre son testament : « Vous ferez cela en mémoire de moi ».

Bon et Saint Triduum

 

Ecouter chant du jour : O Dieu saint O Dieu fort

 Nous vous recommandons d’avoir un petit cahier sur lequel vous pourrez noter les fruits de votre prière. Et ainsi à la fin de ce carême pouvoir relire les merveilles de Dieu dans votre vie ! Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous accompagner personnellement sur ce Chemin. N’hésitez pas à nous écrire ! et à vous abonnez au blog pour recevoir les derniers articles ou à laisser un commentaire au bas de cette page.

Bondyé béni zot byen béni

Fr Patrick-Marie (Fdsl)

Semaine Sainte Jour 5

 

Conférence Mardi Saint non enregistrée en raison d’une défaillance technique et mes notes n’étant pas ordonnées , je vous partage cet excellent commentaire beaucoup plus complet que ma conférence qui vous fera saisir toute l’importance te la protée de ce personne mystérieux qu’est le Serviteur Souffrant que l’Eglise identifie à la personne même du Christ 

Benoît Nouvel : Le quatrième chant du Serviteur (Isaïe 52, 13 – 53, 12)

Depuis Dimanche nous sommes entrés dans la Grande semaine, avec ce thème de la Semaine Sainte:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

     Chers amis retraitants et priants ça y  est: Aujourd’hui nous entrons dans le triduum Pascal. C’est le cœur même de l’année liturgique ! Trois jours très intenses et forts, où Dieu ne saurait rien refuser à ceux qui  pénètrent d’un cœur plein de piété et d’Amour les eaux très profondes du mystère Pascal du Christ.

Une petite clé pour grandir en communion avec Dieu

Sur la Croix, un écriteau : « Roi des Gentils », c’est-à-dire roi des non-Juifs. Pour nous, les païens, le Seigneur est allé jusqu’à l’humiliation la plus extrême. Pourquoi a-t-il fait cela ? « Pour t’allaiter, toi qui n’étais pas capable de manger », a un jour répondu saint Augustin. Pour l’amour de mon Sauveur, je me détournerai aujourd’hui des consolations terrestres pour me nourrir davantage de Sa Parole.

Prendre le temps de lire et de méditer un chapitre de la Bible, ou bien d’entrer dans ce Triduum pascal en lisant quelques textes que la liturgie proposera jusqu’à Pâques.

LUNDI – MERCREDI SAINT :  LES JOURS DU FIANCÉ VOICI AUJOURD’HUI LE COMMENCE DES NOCES

JEUDI SAINT MATIN

En ce jeudi, toute la pensée de Jésus, toute sa mémoire, sont remplies de l’histoire de l’Amour de Dieu pour son peuple :

« C’est à toi qu’il a donné de voir tout cela pour que tu saches que Yahvé est le vrai Dieu. » Dt 4

Une histoire si longue, douloureuse, pour Dieu, pour l’homme. C’est l’histoire de notre vie où se côtoient lumière et ombre, fidélité et infidélité.

Unis à la mémoire de Jésus, nous reprenons tous ces Psaumes où sont racontées notre vie, notre histoire ; l’histoire du salut de la fidélité de Dieu dans son Alliance, de la libération et de la recréation.

Au désert, le peuple va faire le patient apprentissage de se laisser libérer des vieilles habitudes de non-vie.

C’est petit à petit que le peuple va se laisser progressivement sortir de l’idolâtrie pour apprendre à ne plus être esclave de ses propres idées sur Dieu.

Il va découvrir que seule la confiance et la foi permettent de laisser les sécurités humaines qui peuvent entraver la liberté de l’homme.

C’est en ces lieux d’épreuve que le peuple va revivre une nouvelle naissance. Ce temps de re-création va s’appuyer sur une relecture des événements qui ont conduit à l’Exil.

C’est à travers ce long Psaume 77, que nous pouvons lire notre propre histoire.

« Tel un berger, il conduit son peuple, il pousse au désert son troupeau, il les guide et les défend, il les rassure, leurs ennemis sont engloutis par la mer » v. 52

Quelle est, aujourd’hui, notre réponse ? … Dieu ne cesse de nous redire :

« Ô mon peuple, tu m’as oublié, je t’appelle, vas-tu m’écouter ? ô mon peuple, moi je me souviens. »

L’expérience et la traversée du désert sous quelque forme qu’elle soit devient un lieu d’épreuve pour acquérir une nouvelle liberté selon l’appel de Dieu.

Chacun de ces lieux de désert peut être, aujourd’hui pour nous, le lieu d’une nouvelle naissance, d’un commencement, d’une re-création, d’un relèvement.

En faisant mémoire de ce que Dieu a fait dans notre vie, nous faisons mémoire du futur, de ce que Dieu veut réaliser. Ce qu’il a réalisé dans le passé, c’est ce qu’il veut accomplir dans l’avenir.

« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve.

grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,

quand nous visite l’astre d’en haut  pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,

pour conduire nos pas au chemin de la paix ».  Lc 1,67-79

La Pâque du Christ

Les deux Pâques essentielles qui sont rapportées dans la Bible sont la Pâque des Hébreux lors de la sortie d’Egypte (Ex 12,1-8 ;11-14) et la Pâque de Jésus.

La Pâque des Hébreux est célébrée par  un repas rituel avant le départ. En vivant ce repas, les Hébreux manifestent leur choix décisif de répondre à l’appel de Dieu qui les invite à quitter le chemin de mort, l’esclavage, et à aller vers la vie, la liberté.

Cette démarche de liberté est essentielle pour le peuple juif, il en fait mémoire chaque année et manifeste ainsi que « la liberté ne se joue pas une fois pour toutes ».

La Pâque du Christ  ouvre sur une grande profondeur de l’amour qui va jusqu’au bout de la fidélité inscrite dans son Alliance avec le Père et tous les hommes. La Pâque de Jésus est le sacrement de l’Amour. « Qui me voit voit celui qui m’a envoyé. » Jn 12,45

Le chemin qui mène à Pâque comprend des étapes  qui nous interpellent personnellement. La Parole est vivante, elle est actuelle. Elle nous invite à vivre notre propre chemin de Pâque.

C’est pourquoi, en même temps qu’en faisant mémoire de ces grands passages de vie, nous demandons à l’Esprit-Saint, d’éclairer l’intelligence de notre cœur pour entendre l’appel de Dieu et pour comprendre : aujourd’hui pour nous, pour moi, quel « passage à vivre avec le Christ » ?

Jésus ne se dérobe pas devant ce qui l’attend : sa mort. « Le jeudi saint est le temps où Jésus habite de liberté ce qu’il subit. » X. Thévenot

« Ma vie on ne me l’ôte pas, c’est moi qui la donne » Jn 10,18

Jésus garde le sens profonde de sa mission au cœur même d’une situation fermée, hostile, menaçante. Il choisit de déployer la vie au cœur même de l’enfermement. La force de sa liberté intérieure s’enracine dans l’amour.

« Vint le jour des pains sans levain où il fallait immoler la Pâque.

Jésus envoya Pierre et Jean en disant : « Allez préparer la Pâque que nous la mangions. » Lc 22,7-8

Au soir du jeudi, c’est Jésus qui prend l’initiative. Il se retrouve avec les siens. Moment décisif que ce temps du repas. Il est allé jusqu’au bout de sa fidélité à Celui qu’il appelle son Père, Abba ! Il est allé au bout de l’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » Jn 15,13

Celui qui aime ses frères sait qu’il est déjà passé de la mort à la vie … C’est cet amour que le Christ a manifesté concrètement durant sa vie, qui « fait passer de la mort à la vie ».

Quand l’Amour appelle une personne, quelle que soit sa situation à ce moment là, c’est tout un avenir nouveau qui s’ouvre pour elle. Lc 19,1-10 – Mt 9,9

Quand l’Amour est premier, le pécheur est reconnu et appelé dans sa capacité de conversion, de reconstruction. Jn 81-11

Quand l’Amour est là, la vérité du cœur de l’homme est reconnue, appelée, suscitée … Mt 8,5-17

Quand l’Amour se fait demandeur : « Donne-moi à boire », il permet d’aller au-delà des apparences, c’est la vérité qui se fait jour, et la vérité rend libre ! Jn 4

Quand l’Amour parle de grandeur, il se tourne vers les plus petits pour percevoir la vraie beauté intérieure de l’enfant de Dieu qui sommeille en tous ! Mt 18,1-5

Quand l’Amour s’incline, il est celui qui redresse la femme courbée et lave les pieds de ses disciples, prenant l’attitude du serviteur, proposant cette attitude aux disciples pour grandir dans l’Amour. Jn 13,1-15

Jeudi-Saint : nous sommes appelés à la réalité de notre vie quotidienne, en faisant mémoire du chemin humain de Jésus qui conduit à Pâques. Le Christ nous apprend comment trouver la liberté intérieure au travers d’un passé difficile, d’un présent peut-être lourd, enfermant.

Notre avenir se joue dans notre manière de vivre ce chemin, ici et maintenant, dans la lumière du Christ et son Evangile. C’est là que nous pouvons entrer dans la dynamique du passage.

Si la résurrection donne sens à l’existence, c’est grâce à l’incarnation du Christ et  à son chemin de vie qu’il a vécu en cohérence avec sa foi, ses paroles et son agir.

Pâque donne ainsi une consistance  et une valeur profonde à toute activité humaine qui construit la société dans le sens de l’Evangile.

Tout agir qui permet à chaque personne de devenir plus « humain » en dignité, en santé, en responsabilité, en liberté se situe dans la dynamique pascale.

Tous ces actes d’amour et de services vécus quotidiennement sont porteurs d’une fécondité indispensable et appelante.

Le mystère pascal éclaire le sens de la vie de notre propre existence. C’est dans cette lumière que nous pouvons recevoir les Béatitudes de Jésus comme chemin du vrai bonheur de l’homme marchant au souffle de l’Amour. Mt 5

« Et  quand ce fut l’heure du repas, il se mit à table et les apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir … » Lc 22,14

Jésus, à cœur ouvert, livre son testament : « Vous ferez cela en mémoire de moi ».

Bon et Saint Triduum

 

Ecouter chant du jour : Ubi Caritas et Amor

 Nous vous recommandons d’avoir un petit cahier sur lequel vous pourrez noter les fruits de votre prière. Et ainsi à la fin de ce carême pouvoir relire les merveilles de Dieu dans votre vie ! Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous accompagner personnellement sur ce Chemin. N’hésitez pas à nous écrire ! et à vous abonnez au blog pour recevoir les derniers articles ou à laisser un commentaire au bas de cette page.

Bondyé béni zot byen béni

Fr Patrick-Marie (Fdsl)

Semaine Sainte Jour 4

 

Conférence Mardi Saint    

Depuis Dimanche nous sommes entrés dans la Grande semaine, en ce troisième jour de notre retraite de la Semaine Sainte:

 «Descendre dans la Mort pour remonter dans l’AMOUR Victorieux du Christ Ressuscité !»  

     En ce jour ou nous voyons apparaître ici une figure emblématique du deutéro-Isaïe, celle du « Serviteur souffrant de Yahvé », que la Tradition chrétienne identifie au Messie.

   La liturgie nous propose plusieurs de ces chants pendant la semaine sainte, spécialement dans la célébration de la Passion du Vendredi, où nous lisons le quatrième chant du Serviteur, qui est celui qui exprime le mieux le mystère de rédemption vécu par Jésus pour l’humanité.

   Avec ces chants du serviteur souffrant riche de promesse prenons conscience que Dieu anticipe cet Evangile de la Joie qui en jésus nous ouvre à l’Espérance. En ce troisième jour et les jours qui viennent prions, méditons, contemplons ces textes qui nous parle en définitive de Jésus et qui nous révèle les bienfaits que Dieu nous donne à travers ce Serviteur Parfait qui est son Fils.

Une petite clé pour grandir en communion avec Dieu

Poser un petit acte d’amour envers l’Église universelle : par la prière, par l’accueil d’un frère en Christ qui n’a pas les mêmes sensibilités que moi, par un service dans ma paroisse ou celle d’à côté, par un don pour une communauté chrétienne en difficulté…

 

LUNDI – MERCREDI SAINT :  LES JOURS DU FIANCÉ

Ces trois jours sont appelés dans la liturgie byzantine les jours du Fiancé. Ce sont bien les noces du Christ avec l’humanité qui vont être consommées dans le mystère pascal. Nous préparons notre cœur en veillant dans la foi, en tenant nos lampes allumées, en agissant comme les vierges prévoyantes qui ont gardé une réserve d’huile en attendant la venue de l’époux. Nous nous préparons à entrer dans la Chambre haute, le Cénacle, la Salle des Noces.

Durant ces trois jours, les premières lectures de l’eucharistie nous présentent trois Chants du Serviteur d’Isaïe dont le troisième est déjà dans la ligne du Souffrant.

MERCREDI SAINT, les disciples préparent la Pâque, Judas prépare sa trahison, le Christ se prépare à vivre sa Pâque. Son Heure est toute proche : « Mon temps est proche ! » Nous sommes dans les ultimes instants que Jésus passe avec ses disciples, récoltons les ultimes paroles qu’il leur donna comme un testament. Ce sont toutes ces paroles que St Jean a retranscrites dans les chapitres 13-17 de son Évangile.

« Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque. » (Mt 26, 18)

C’est aujourd’hui le jour du salut. C’est chez toi, à travers toi, c’est dans ta vie que je veux accomplir ma Pâque. De par le baptême, nous sommes tous appelés au sacerdoce spirituel : « Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte et agréable à Dieu. C’est là le culte spirituel que vous avez à rendre. » (Rm 12, 1)  Tous appelés à nous offrir par amour, comme le Christ.

« Et voici donc Jésus, pain vivant qui descendu du ciel, qui choisit, le premier jour des pains sans levains (Mt 28, 15), de venir, à la ville, célébrer la Pâque avec ses disciples (26, 15.17). (…) On pourrait avec Isaac s’interroger : Où est l’agneau pour le sacrifice ? Mais aujourd’hui, ce n’est plus Abraham, mais le Père qui répond : Dieu y pourvoira, mon fils ! (Gn 22, 7-8) C’est lui le bon berger, qui veut donner sa vie en telle abondance qu’il choisit de faire, en ce jour, plus encore que la brebis muette (Is 53, 7), le plus pur des agneaux innocents (Jn 10, 10-16). »

Belle et douce journée bénie

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