Carême 2019 Jour 32

SAMEDI QUATRIEME SEMAINE DE CARÊME

Halte Mariale !

 

Télécharger le feuillet  » A la Margelle du puits » N° 4 Pdf imprimable pour préparer votre liturgie du 4e Dimanche de Carême : J33 Retraite Carême 2019- Veux-tu le suivre?-Margelle du puits N°5 -07 avril

Le samedi, c’est repos ! Moment de relecture de ce que nous avons vécu depuis dimanche 31 Mars. Tout au long de la semaine nous avons essayé de voir comment chaque Evangile versets après versets projette une lumière sur le concret de notre vie quotidienne. Nous vous avons fait un long travail de semailles et de jardinage intérieur par nos nombreuses réflexions, mais nous vous proposons de vous laisser pas à pas guider en vous arrêtant sur un  ou l’autre verset  d’Evangile qui vous a marqué en vous posant ces questions : Quelle route le Seigneur a-t-il tracée pour moi malgré les difficultés ? De quels événements passés est-ce que je ne veux plus me souvenir ? Quel est le monde nouveau qui émerge actuellement ? De quelles choses inattendues suis-je le témoin ? Quelle relecture de l’histoire d’une partie difficile de ma vie est source d’espérance ou promesse pour l’avenir ? Si je le souhaite, je le partage à celui qui vit le parcours avec moi . Reprenez vos notes, relisez vos « feuilles Projet de Vie » PVP-Francais-A4 faîtes le point à partir des différentes rubriques. Rendez-grâce, demandez Pardon, prenez une résolution pour la semaine qui vient. Par exemple celle ci:

Pendant cette semaine, manifestons le désir d’être des semeurs d’Espérance. Combien de fois aime- rions-nous espérer quelque chose de nouveau en nous, chez les autres? Et pourtant, rien ne change. Nous restons ancrés dans nos habitudes, nos isolements, notre train-train quotidien. D’ailleurs, pourquoi est- ce que nous changerions ? N’est-ce pas aux autres de s’adapter à nous ?

Le samedi c’est aussi notre halte mariale occasion pour nous de prendre la mesure du carême diocésain marqué par les 5 Pierres de Marie. Le 5 moyens pour guérir la Martinique et les martiniquais. Ce Samedi j’ai choisi de vous entretenir dans la vidéo qui suit, après le jeûne, le chapelet , la Bible cette semaine c’est le candélabre de la Confession est allumé à partir de ce Dimanche.

J’ai retenu ces messages de Marie pour introduire cette méditation sur l’importance de la Confession dans la vie du chrétien.

« Chers enfants, faites ce que je vous ai dit. Ils sont nombreux ceux qui ne l’observent pas. La confession mensuelle sera un remède pour l’Eglise d’occident. Il faut transmettre ce message à l’Occident (06/08/82).
Il faut inviter les gens à se confesser chaque mois, surtout le premier samedi (06/08/82).
A travers la rencontre avec Dieu dans la confession, abandonnez le péché et décidez-vous pour la sainteté. Faites cela par amour pour Jésus qui vous a tous rachetés par son sang afin que vous soyez heureux et dans la paix (25/02/07).

Pourquoi se confesser ?

aleteia | 22 avril 2013

« La conversion au Christ, la nouvelle naissance du Baptême, le don de l’Esprit Saint, le Corps et le Sang du Christ reçus en nourriture, nous ont rendu  » saints et immaculés devant lui  » (Ep 1, 4), comme l’Église elle-même, épouse du Christ, est  » sainte et immaculée devant lui  » (Ep 5, 27). Cependant, la vie nouvelle reçue dans l’initiation chrétienne n’a pas supprimé la fragilité et la faiblesse de la nature humaine, ni l’inclination au péché que la tradition appelle la concupiscence, qui demeure dans les baptisés pour qu’ils fassent leurs preuves dans le combat de la vie chrétienne, aidés par la grâce du Christ. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1426)

Le baptême lave l’homme non seulement de la marque du péché originel, mais aussi de tous ses péchés. Dans ce sacrement reçu, l’exorcisme est complet. Toutefois, après le baptême les chrétiens peuvent toujours commettre des péchés, c’est-à-dire refuser l’amour du Seigneur, l’offenser, et son peuple avec Lui… Car le Seigneur nous a créé libres d’accueillir ou non son amour. L’usage de cette liberté, quand il nous conduit à nous détourner de Dieu, est ce qui est cause de péché. Même après le baptême qui pourtant nous en a délivrés.

Devait donc, petit à petit dans l’histoire de l’Eglise, se poser la question de ce qu’il advient du baptisé en rupture avec le Seigneur à cause d’un péché grave. Comment prétendre communier à Dieu en étant en rupture avec lui ? Suffit-il de regretter sincèrement ses péchés pour se réconcilier ?

La miséricorde de Dieu est abondante. Elle est même pressante. Mais là encore elle respecte notre liberté. Nous pouvons dire, en un certain sens, que Dieu nous a déjà pardonné. Mais pour que ce pardon soit effectif, il faut que nous y consentions. Aussi dans le regret sincère, que nous appelons également contrition, nos péchés sont bel et bien pardonnés. Toutefois ce pardon, comme tout le reste de la vie du baptisé, doit s’inscrire dans une relation sacramentelle avec Dieu. C’est-à-dire que, comme le péché affecte la personne dans son entier (il n’est pas seulement une « idée »), jusqu’au plus profond de ses cellules biologiques, le pardon doit aussi restaurer l’homme dans son intégralité. Il ne saurait être qu’un « acte mental ».

Il doit donc impliquer le corps. C’est ce qui justifie une démarche rituelle particulière, dans laquelle le baptisé est notamment invité à s’agenouiller, et à confesser oralement ses péchés. Mais le corps doit surtout être impliqué dans le cadre de sa vocation toute particulière qui est d’être le lieu de la relation d’altérité. Et c’est pourquoi le baptisé doit confesser ses péchés, non pas seul dans un recoin de sa chambre, mais à l’oreille d’un apôtre du Seigneur, ou délégué comme tel.

La pratique ordinaire actuelle de la confession dans l’Eglise n’a pas toujours été telle. Le sacrement permettant de « délier » a beaucoup évolué au fil des siècles, répondant à des caractéristiques dominantes dans l’Eglise, différentes selon les époques. Cette évolution nous en apprend beaucoup sur ce qui peut être le cœur même du sacrement de pénitence, et qui conduit à tenir pour indispensable à notre temps la confession individuelle des péchés, en particulier les péchés graves.

L’institution du pouvoir de lier et de délier, autrement dit d’excommunier ou de réconcilier, nous est décrite dans l’évangile de Jean, citant Jésus : « Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » (Jn 20, 23). Dans l’Eglise naissante, la pénitence pour les péchés véniels(péchés mineurs) était plutôt laissée au libre cheminement des fidèles, et ne faisait pas à proprement parler l’objet d’une institution sacramentelle.

Les fidèles pratiquaient régulièrement l’aumône, le jeûne et toutes sortes de mortifications visant à satisfaire les offenses faites à Dieu que leur condition de pêcheur ne leur permettait pas d’éviter. En revanche, les péchés graves (apostasie, meurtre, adultère, …) étaient considérés comme scandaleux et, comme tels, faisaient l’objet d’une excommunication, après une confession publique du péché. La communauté excluait le pêcheur et le portait spécialement dans la prière. Ce dernier devait alors faire longuement et difficilement pénitence, et pouvait espérer réintégrer dans la communauté, être « délié » par l’évêque, une seule fois, à l’occasion de la célébration annuelle de la réconciliation au cours de la nuit pascale.

La distinction entre péché grave et péché véniel n’est pas la seule chose qui, dans la pratique surtout, a connu des évolutions au cours des siècles. Il en est de même pour l’aspect « judiciaire » de la pénitence et en particulier ce que nous appelons la « satisfaction » du péché. Dans l’évangile de Mathieu, la notion de pardon dans l’enseignement du Notre Père concerne non pas le péché ou l’offense, mais la dette. Plus tard, pour parler du pardon sacramentel des péchés, les premiers chrétiens utiliseront le terme « absolutio » tout droit sorti du jargon juridique latin pour décrire la situation d’un coupable qui a fini de purger sa peine. Or dans la tradition chrétienne, les hommes sont solidaires dans le rachat des fautes : Jésus lui-même s’est offert en victime d’expiation pour racheter le péché des hommes. Ainsi, la confession des offenses et la contrition (regret sincère) ont toujours dû rester personnels, mais l’Eglise a permis en certaines occasions que le rachat de l’offense par la pratique pénitentielle (jeûnes, aumônes, prières) puisse être réalisées par un tiers. Au moyen-âge, cette pratique s’est finalement tellement bien installée qu’elle a fait l’objet de toutes les perversions : trafic de pénitences, trafic d’indulgences, corruption, … C’est d’ailleurs ce qui fut le déclencheur de la Réforme luthérienne.

Si au fil du temps les trafics finiront par disparaitre du fait que la satisfaction des fautes portera plus sur les prières et se fera moins lourde, le concile Vatican II ira encore plus profondément dans cet aspect salvifique de la prière ecclésiale, en présentant l’Eglise comme sacrement du Christ. L’Eglise rendant présent le Christ au monde, et actualisant son sacrifice d’expiation en particulier dans l’eucharistie, nous comprenons aujourd’hui que l’ensemble des hommes (et plus seulement les baptisés) peuvent mystérieusement bénéficier, de manière extraordinaire, de la miséricorde de Dieu et de son salut.

Toutefois la forme ordinaire de la confession demeure essentielle, par l’accusation volontaire des fautes, graves ou pas, la contrition, le pardon reçu du prêtre et le rachat des fautes par les prières ou pénitences appropriées, qui aideront par ailleurs les baptisés à grandir dans l’amour de Dieu et à résister à la tentation de récidiver.

Le recours fréquent à ce sacrement, même en l’absence de péchés graves, participe d’un cheminement de conversion individuelle permanente, mais aussi de purification de l’Eglise toute entière, par la même occasion. Elle est particulièrement d’actualité avec l’entrée de l’Eglise dans ce temps de nouvelle évangélisation où la purification du peuple de Dieu, la conversion des chrétiens, est de première importance dans le succès de cette entreprise.

 « Il importe d’affirmer très résolument que l’aveu des péchés n’est pas seulement un moment de prétendue auto libération psychologique ou de nécessité humaine de se révéler dans son propre état de péché. L’aveu des péchés est principalement un geste qui, de quelque manière, appartient au contexte liturgique et sacramentel de la pénitence et prend part à ses caractéristiques, à sa dignité, à son efficacité. » (Jean-Paul II, AG, 21 mars 1984)

Dans le sacrement de pénitence, plusieurs éléments sont indispensables : la contrition du baptisé, c’est-à-dire le fait qu’il regrette sincèrement ses péchés, mais aussi l’aveu des fautes, l’éventuelle réparation si c’est nécessaire (cf. Zachée), et le rachat de l’offense faite à Dieu. En outre, le sacrement est opéré par le geste et la formule rituelle du prêtre qui entend la confession. La confession des péchés en particulier, si elle est nécessaire pour qu’il soit possible de juger de l’offense, permet aussi de faciliter le cheminement de conversion de la personne qui s’accuse ainsi. Pour difficile que soit cette situation, dans laquelle nous nous sentons le plus souvent honteux, elle permet déjà un premier bénéfice qui est une forme de libération psychologique.

Toutefois, ce n’est pas là le sens premier de cette confession. En tant que sacrement, la pénitence est un signe qui opère ce qu’il signifie. Or, comme dans tout sacrement, pour qu’il y ait signe, il faut qu’il y ait une « matière » du signe : l’eau du baptême, le pain et le vin dans l’eucharistie, le chrême, etc… La particularité du sacrement de pénitence, c’est que la matière du sacrement est la confession orale des péchés, elle-même. Comme le pain eucharistique figure la parole, et va pouvoir ainsi, dans une analogie au Christ « pain de vie », être transsubstantié en son corps, de même la confession des péchés est signifiante de la pénitence elle-même, et va être le point de rencontre entre l’homme et Dieu, ici dans une manifestation de sa miséricorde. Le pardon divin, tout transcendant qu’il est, va pouvoir être efficace dans le monde par la médiation du signe de conversion qu’est l’aveu sincère des fautes.

C’est pourquoi ce sacrement est aussi appelé « sacrement de conversion, puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion (cf. Mc 1, 15), la démarche de revenir au Père (cf. Lc 15, 18) dont on s’est éloigné par le péché. » (cf. C.E.C. 1423) C’est dire que par l’aveu des fautes, il est signe efficace de conversion, qui réalise ce qu’il signifie. Mais la confession des fautes n’est pas que le signe d’un regret et donc d’un rejet du mal, pourtant essentiel il est vrai dans la conversion au Christ : « Dans un sens profond ce sacrement est aussi une  » confession « , reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur. » (C.E.C. 1424) La confession est donc également signe de la foi dans la miséricorde divine et dans le salut en Christ, qui avec le rejet du mal, forme le signe complet de la conversion du pécheur, et avec lui de l’Eglise entière.

Article rédigé par Joël Sprung
Marié et père de deux enfants, converti à la foi catholique il y a 10 ans et blogueur sous le pseudonyme de Pneumatis, Joël Sprung est passionné d’anthropologie biblique, et également très soucieux des questions de dignité humaine et de vulnérabilité.

► Ecouter le Chant du jour: JE VOUS SALUE MARIE (Frat. Monastiques Jérusalem) 

Je vous laisse avec cette prière pour ce samedi qu’elle vous donne l’élan de marcher résolument dans l’engament pris ce jour.

Litanies de Notre-Dame de Lourdes

Seigneur, prends pitié.
O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.Notre-Dame de Lourdes, Vierge immaculée,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, Mère du divin Sauveur,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, qui avez choisi pour interprète une enfant faible et pauvre,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, qui avez fait couler sur la terre une source qui réconforte tant de pèlerins,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, dispensatrice des dons du ciel,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, à qui Jésus ne peut rien refuser,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, que nul n’a jamais invoquée en vain,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, consolatrice des affligés,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, qui guérissez les malades,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, espoir des pèlerins,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, qui priez pour les pécheurs,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, qui nous invitez à la pénitence,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, soutien de la sainte Eglise,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, avocate des âmes du purgatoire,
R/ Priez pour nous.
Notre-Dame de Lourdes, Vierge du très saint Rosaire,
R/ Priez pour nous.Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ pardonne-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ exauce-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,
R/ aie pitié de nous, Seigneur.V/ Priez pour nous, Notre-Dame de Lourdes.
R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.Prions : Seigneur Jésus, nous te bénissons et te remercions pour toutes les grâces que, par ta Mère à Lourdes, tu répands sur ton peuple priant et souffrant. Que nous-mêmes, par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes, nous ayons part à ces biens pour mieux t’aimer et te servir ! Amen.

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